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09 juillet 2008

Mont Ararat symbole de liberté

Les Kurdes appartiennent à la famille des peuples dits iraniens. Leur territoire est l’un des plus anciennement peuplé du monde. Une inscription sumérienne datée de deux mille ans avant J.C signale déjà leur existence.

Selon la thèse généralement admise par les historiens, ils sont les descendants des Mèdes de l'antiquité qui, au VIIe siècle avant JC, fondèrent l'Empire mède. De nombreuses sources historiques se réfèrent aux ancêtres des Kurdes modernes. Xénophon, dans son Anabase, les nomme Khardukhi, et les décrit comme « peuple féroce et défendant ses montagnes natales ». La région actuelle du Kurdistan, les montagnes autour du lac de Van, entre la Perse et la Mésopotamie d’alors, est nommée Carduchi, Cardyene ou Cordyene. Les Kurdes créent, vers le milieu du Xe siècle, de nombreuses principautés indépendantes dont quatre régneront sur la majeure partie du Kurdistan.

La dynastie Ayyubides (1169-1250), fondée par Saladin, s'illustre et occupe le devant de la scène pendant près d'un siècle. Saladin, vainqueur de Richard Cœur de Lion conquière Jérusalem et bâtit un vaste royaume comprenant le Kurdistan, l'Arménie, la Syrie, l'Egypte et le Yémen actuel.

A partir du XIIIe siècle, le pays kurde subit les invasions des peuples des steppes d’Asie Centrale qui vont dévaster tout sur leur passage et mettre ainsi fin à l'existence de ces principautés prospères. Ces peuples turcs qui déferlent aussi sur l’Europe laisse derrière eux massacres et désolations.

La Turquie qui occupe actuellement les territoires kurdes n'a jamais admis la spécificité Kurde. Les Kurdes rêvent de pouvoir contempler un jour leurs montagnes du haut du mont Ararat, frontière naturelle entre le pays kurde et arménien. Cela signifierait pour eux la fin de la domination longue, douloureuse et meurtrière des Turcs. Les montagnes du Kurdistan et le mont Ararat représentent pour tous les Kurdes la liberté.

07 juillet 2008

Le Kurdistan : nouvel eldorado ?

Les médias occidentaux évoquent rarement le Kurdistan du sud comme disent les Kurdes mais cette région encore officiellement irakienne se rapproche jour après jour de l’indépendance. 

Le Gouvernement Régional du Kurdistan tente ainsi de structurer cette entité géographique tout en lui assurant des revenus financiers. Si logiquement, le premier effort a été porté sur l’exploitation du pétrole (signature de contrats avec des entreprises internationales au grand dam de Bagdad) d’autres secteurs sont concernés. 

Le Kurdistan du sud se définit volontiers comme l’autre Irak[1] insistant notamment sur la sécurité qui y règne contrairement à l’Irak. C’est ce Kurdistan paisible et sûr qui cherche à s’ouvrir au tourisme.  Zakaria Abdulla fait parti de ces gens qui se sont lancés dans ce nouveau défi économique[2]. Si le Kurdistan attire déjà beaucoup de riches irakiens en quête de sécurité, l’objectif du gouvernement régional est aussi d’attirer un nouveau public. Pour cela la région compte tirer profit des magnifiques paysages du Kurdistan mais aussi du sentiment de liberté qui y règne. Les Kurdes peuvent pour cela s’appuyer sur leur hospitalité et leur tolérance légendaires.

Mais les autorités savent bien que ce développement ne peut se faire sans la construction d’infrastructures nécessaires. Le développement de l’aéroport international d’Erbil fait partie de la stratégie de communication du gouvernement notamment dans sa volonté d’attirer les investisseurs étrangers. Cet objectif peut aussi être atteint grâce à une véritable dynamique locale notamment de la part d’une population longtemps sevrée de paix et de sécurité. 

Le Kurdistan est certainement promis à un bel avenir pour peu que les soubresauts et les menaces turques ne viennent encore perturber ce nouveau départ.



[1] http://theotheriraq.com/index.html
[2]www.economist.com/world/africa/displaystory.cfm?story_id=11592824&CFID=12368729&CFTOKEN=32553094

25 juin 2008

L'Allemagne participe encore à la chasse aux Kurdes

L’Allemagne cède là ou les Danois ont résisté. Force est de constater qu’une fois de plus les Allemands ont pris le parti des persécuteurs contre les opprimés. En effet, on apprend que les autorités allemandes font pression pour obtenir la fermeture d’une chaîne de télévision Kurde. Les Kurdes dont les droits sont bafoués dans tout le Moyen Orient ne peuvent donc pas compter sur l’aide des « démocraties » européennes. Comment un pays qui se prétend démocratique et respectueux des Droits de l’Homme peut il bâillonner la liberté d’expression ? Les Kurdes vivant sous occupation turque n’ont aucun droit comme celui de communiquer dans leur langue ou de la diffuser. Cet harcèlement des Kurdes notamment en Europe est inadmissible. Notons par ailleurs, que les Danois n’ont pas cédé aux chantages turcs. L’instance danoise de surveillance de l’audiovisuel a même estimé que les programmes de Roj TV ne contenaient pas d’incitation à la haine de la Turquie. L’incitation à la haine et à la criminalisation du Kurde, par contre, a de beaux jours devant lui.

24 juin 2008

RENDEZ-VOUS

MARSEILLE

le jeudi 26 juin 2008
18h30 à Espace-Accueil aux étrangers, 22 rue Mathieu Stilatti, 13003
Conférence-débat :
Turquie : quelle réponse démocratique pour le respect du peuple Kurde ?
Collectif Méditerranéen pour le Respect des droits de l’Homme en Turquie.

23 juin 2008

Les Kurdes : les origines

Les Kurdes sont un peuple millénaire, habitant depuis tout temps dans l'ancienne Mésopotamie, ils ont été vaincu par les invasions destructrices turques. Ayant souffert de la brutalité légendaire des turcs, les Kurdes se sont longtemps réfugiés dans les montagnes du Kurdistan. Ce repli dans des zones difficiles d'accés a créé une distance entre les Kurdes permettant à l'envahisseur de propager la désunion entre les différents clans.

 
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