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24 octobre 2011

La Turquie, une menace pour le monde

 

La récente intervention turque dans le Kurdistan est une menace pour le monde entier. La volonté de la Turquie de déstabiliser la région peut provoquer des soubresauts dont il sera difficile de mesurer l'étendue. Dans une période de changement notamment dans le mondearabe, l'attitude de la Turquie est tout simplement irresponsable. Au lieu de concentrer son énergie à dissuader le régime syrien de massacrer son peuple et donc de jouer un rôle de médiateur, la Turquie jette de l'huile sur le feu.

 

Le plus dangereux dans tout cela c'est l'attitude qui consiste à impliquer les autres pays dans cette escalade de la violence. La Turquie pourrait regretter de s'allier à l'Iran mais aussi et dans le même temps de rechercher l'aide des Etats-Unis et de l'Europe, le mariage de la carpe et du lapin en somme.

 

Tout cela en dit long sur sa stratégie ou plus exactement sur le manque de stratégie. A moins que la Turquie fasse le calcul que le chaos dans la région pourrait lui être profitable.

 

En effet, la Turquie lorgne depuis très longtemps sur le Kurdistan du sud. A la suite de la chute de Saddam Hussein, les Turcs se sont empressés de mettre la pression sur le Etats-Unis et l'Irak afin d'occuper toute cette partie du Kurdistan. Mais l'erreur stratégique qui a été de refuser de s'allier aux Etats Unis pour ce conflit les a empêché d'avoir leur mot à dire.

 

Face à cette situation, la Turquie a donc essayé de jouer la carte des Turcomans. Mais ce fut un échec aussi, en effet les Turcomans ont très vite montré une grande hostilité face à cette initiative visant à les manipuler pour tenter de discréditer les Kurdes.

 

La Turquie semble montrer désormais une volonté hégémonique d'où aussi une agitation de la carte islamique afin d’asseoir et de faire prospérer son aura dans la région et par conséquent dans le monde musulman.

 

Avec la crise syrienne et l'inlassable harcèlement du sud du Kurdistan, la Turquie espère mettre la main sur d'autres territoires kurdes, cela lui permettrait notamment d’étouffer la contestation dans ses propres frontières ou en tout cas de rendre encore plus difficile l'accès des Kurdes à des moyens pour se défendre contre le régime turc.

 

La lutte contre l'armée du PKK est donc un pion essentielle dans la stratégie turque qui consiste à diaboliser les Kurdes, chercher le consensus et des soutiens et donner une légitimité à une entreprise qui consiste uniquement à augmenter sa domination sur les Kurdes que le nationalisme turc représente comme un peuple qui lui serait inférieur.

 

23:21 Publié dans NEWS | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : kurde, kurdistan, turquie, menace

21 novembre 2008

Les Kurdes : une minorité ?

Les analyses et les analystes décrivent souvent les Kurdes comme une minorité. Mais est-ce vraiment le cas ?

 

Premièrement, le cas de la Turquie. Il est très difficile de chiffrer le nombre de Kurdes vivant dans les frontières ‘’officielles’’ de la Turquie. Ils varient de 15 à 25 millions selon les sources. La natalité est bien plus importante chez les Kurdes que chez les turcs et l’explosion démographique à Istanbul comme dans les villes Kurdes est due à cette vitalité. On peut donc estimer les Kurdes du nord à 20 millions de personnes.

 

En seconde position on trouve les Kurdes d’Iran. La population kurde y est d’environ 8 millions de personnes sachant que les Perses qui détiennent le pouvoir ne représentent qu’un peu plus de 50 % de la population totale estimée à 70 millions de personnes.

 

En ce qui concerne les Kurdes du Sud (nord de l’Irak) ils sont de l’ordre de 7 millions. Leur nombre à l’avenir sera sans doute plus facile à comptabiliser du fait de la sécurité qui y règne et de la stabilité du pouvoir dans cette partie du Kurdistan. 

 

En Syrie, les Kurdes qui ont que peu de droits, sont 1,5 millions. Leur statut de minorité peut être atténué du fait de leur nombre important pour un pays de la taille de la Syrie.

 

Ces estimation à plus de 36 millions de Kurdes peuplant la zone géographique homogène du Kurdistan à cheval entre la Turquie, la Syrie, l’Irak et l’Iran nous révèle des données extrêmement intéressantes. En effet, ces Kurdes que l’on représente en tant que minorité et qu’on prive d’Etat forme le deuxième peuple en nombre d’individus du Moyen Orient, à égalité avec les Perses.

 

Plus de 36 millions de Kurdes vivent donc sur ces terres. Ces données ne prennent pas en compte les Kurdes qui vivent souvent en grand nombre dans tous le Moyen Orient comme au Liban mais aussi en Arménie, en Russie et dans beaucoup d’Etats d’Asie centrale.

 

Excepté sur leurs terres originelles et où légitimement les Kurdes réclament leurs droits, les Kurdes qui forment dans les autres Etats en question (Liban, Arménie ou Asie centrale) des minorités vivent en cohésion avec les peuples qui les composent.

 

Il est regrettable que les pays qui occupent le Kurdistan ne cherchent pas eux aussi à avoir une relation apaisée avec le peuple autochtone.

 

05 novembre 2008

Erdogan provoque les Kurdes et continue…

 

En appelant les Kurdes à quitter la Turquie avec des slogans racistes (« tu aimes la Turquie ou tu la quittes »), le premier ministre reprend à son compte un adage fort répandu dans les milieux ultranationalistes. Ils "oublient" néanmoins de préciser que ce sont les turcs qui occupent le territoire millénaire des Kurdes. Les pièges tendus par les pouvoirs politiques et militaires turques se multiplient donc en ce moment. A l’approche des élections du printemps 2009, les turques tentent de radicaliser la contestation des Kurdes.

 

Mais cette politique risque bien de se retourner contre leurs auteurs. En effet, cela ne peut donner que plus de légitimité aux combattants Kurdes qui tiennent depuis près de 30 ans en échec l’armée occupante turque. Cela mènera enfin de plus en plus de jeunes à rejoindre cette résistance armée avec laquelle la Turquie sera amenée un jour à négocier coûte que coûte, alors le plus tôt sera le mieux. D’autant plus qu’avec la crise actuelle et son fort impacte sur la Turquie, toute tentative de vaste agression contre les Kurdes coûterait très cher à la Turquie. 

 

14:47 Publié dans NEWS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : erdogan, turquie, resistance

01 novembre 2008

Erdogan provoque les Kurdes

Des affrontements ont opposé samedi la police à des centaines de Kurdes qui protestaient contre une visite du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan dans le Kurdistan et une explosion a fait deux blessés dans le sud-est.

Les Kurdes sont de plus de plus mécontents de l'intensification des opérations de l'armée contre les kurdes et des mauvais traitements que subit selon eux dans sa prison le leader de la rébellion, Abdullah Öcalan, condamné à la détention perpétuelle.

M. Erdogan, arrivé samedi à Van, dans l'est, pour rencontrer les responsables locaux, a été accueilli par des manifestations.

Les protestataires, principalement des sympathisants du principal parti kurde, le Parti de la société démocratique (DTP), ont lancé des pierres et des cocktails Molotov en direction de la police, refusant de se disperser, selon des images de la télévision.

La police a procédé à des tirs et utilisé des gaz lacrymogènes contre les manifestants, qui se sont mis à courir dans les rues. Un policier et un civil ont été blessés et plusieurs manifestants ont été interpellés.

Sept véhicules ont été incendiés au cours de ces violences, qui se déroulaient à 150 mètres de l'endroit où M. Erdogan prononçait un discours pour l'inauguration d'un ensemble de logements financé par le gouvernement, devant une foule de partisans qui agitaient des drapeaux turcs.

Par ailleurs en France, une manifestation pro-kurde a rassemblé environ une cinquantaine de personnes dans le quartier des Halles à Paris le samedi 1er novembre 2008

02 septembre 2008

Droit des peuples

Cet été, entre deux épreuves olympiques avec des athlètes chinois dressés comme des bêtes de cirque, on a eu le droit à un événement majeur : la reconnaissance par la Russie de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud. L’indépendance à venir de ces régions signifie la consécration du principe d’autodétermination des peuples ou régions ayant des caractéristiques différents des Etats qui les soumettent. La Russie entérine donc la jurisprudence Kosovo et l’on ne peut que s’en réjouir. La médiatisation à outrance de la Chine ces derniers temps a aussi permis de mettre en lumière le problème tibétain et dans une moindre mesure Ouïgour. Espérons que ces peuples accèdent aussi rapidement à l’indépendance. Notons par ailleurs, que beaucoup d’Ouïgours sont réfugiés en Turquie alors qu’en Chine ils sont considérés comme "terroristes". S’il est un principe profondément juste et naturel, c’est bien celui de la liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes. Souhaitons que la Turquie reconnaisse vite ces principes démocratiques. Et invitons là à cesser de priver, la plus grande nation sans Etat, les Kurdes de leurs terres.

Welat

 
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