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22 septembre 2009

Kurdistan : l’armée turque veut exterminer les Kurdes tout en les appelant à se rendre !

On a fait grand bruit de la volonté du gouvernement turc de tenter une ouverture envers les Kurdes mais tout cela ressemble fort à une mascarade. En effet, chacun sait que le véritable pouvoir en Turquie appartient en réalité à l’armée. Alors, la véritable question est : que veut l’armée ? La paix ? Certainement pas !

 

Pour preuve les dernières déclarations de l’état-major turc le lundi 21 septembre 2009 : «Nous lutterons jusqu’au bout pour mettre fin au PKK » Ce qui, dans le langage turc, signifie soumission et persécution !

 

Pourtant, tout le monde le sait pertinemment, une paix ne s’obtient qu’aux prix des efforts des deux partis. Erdogan manipule la question kurde à des fins politiques et électorales. Mais il sait très bien qu’une paix juste et durable sera profitable à son parti.

 

Les nationalistes turcs, autrement dit tous les autres partis turcs, forment la base politique de l’armée turque. La diabolisation des Kurdes et le statu quo, certes ne leurs profitent plus forcément mais participe à leur survie.

 

L’armée aura-t-elle le courage de permettre une paix juste et durable sachant que cela pourrait signifier le déclin irrémédiable de sa base nationaliste ! N’oublions pas qu’en Turquie le nationalisme est érigé en dogme et qu’il est enseigné dès le plus jeune âge à l’école rendant une partie de la  population notamment les plus instruits très intolérants sur des points comme le génocide arménien ou les Kurdes. C’est sans doute le plus grand obstacle à une paix juste.

 

Pour conclure, comment juger la Turquie sincère quand on sait qu’elle n’a même pas permis à Aram Tigran d’être enterré au Kurdistan.

22:08 Publié dans OPINION | Lien permanent | Commentaires (4)

05 février 2009

Double jeu

L’Iran veut la destruction d’Israël, le Hamas veut la destruction d’Israël, ainsi ce pays et cette organisation palestinienne se placent directement sur la ‘’liste terroriste’’ américaine.

 

Mais les ‘’américains’’ ont un grand cœur, malgré leur alliance avec Israël, ils aiment bien les iraniens, ils ont donc pris la décision de placer le PJAK, mouvement de résistance Kurde en Iran, sur leur liste des organisations terroristes.

 

Qu’est ce qui a bien pu pousser les USA à prendre une telle décision ? Peut-être que le fanatisme extrémiste religieux qui caractérise l’Iran trouve des échos chez la première puissance mondiale qui a elle aussi une tradition religieuse quelque peu intégriste !

 

Mais plus inquiétant encore, est de penser que cet Iran si dangereux pour Israël serait moins néfaste que les Kurdes. C’est dire en réalité, le point de vue qu’ont les autorités américaines des Kurdes. Tout cela, ne doit pas nous faire manquer de signaler que l’Iran est sans doute aujourd’hui l’un des pire régime au monde. Ainsi, dans un geste salutaire, la justice européenne a obligé au retrait des Moudjahidine du Peuple de la liste européenne des organisations terroristes.

 

La liste américaine quant à elle, fichait Nelson Mandela comme terroriste jusqu’en 2008 ! Celui même qui a sa statut à Londres dans la cité de Westminster. Ce qui en dit long sur la crédibilité de la liste US.

 

Pour compliquer le tout, Erdogan, le premier Ministre turc est devenu grand allié du Hamas… A quand donc son inscription sur les listes terroristes et la classification de son pays dans l’axe du mal !

21 novembre 2008

Les Kurdes : une minorité ?

Les analyses et les analystes décrivent souvent les Kurdes comme une minorité. Mais est-ce vraiment le cas ?

 

Premièrement, le cas de la Turquie. Il est très difficile de chiffrer le nombre de Kurdes vivant dans les frontières ‘’officielles’’ de la Turquie. Ils varient de 15 à 25 millions selon les sources. La natalité est bien plus importante chez les Kurdes que chez les turcs et l’explosion démographique à Istanbul comme dans les villes Kurdes est due à cette vitalité. On peut donc estimer les Kurdes du nord à 20 millions de personnes.

 

En seconde position on trouve les Kurdes d’Iran. La population kurde y est d’environ 8 millions de personnes sachant que les Perses qui détiennent le pouvoir ne représentent qu’un peu plus de 50 % de la population totale estimée à 70 millions de personnes.

 

En ce qui concerne les Kurdes du Sud (nord de l’Irak) ils sont de l’ordre de 7 millions. Leur nombre à l’avenir sera sans doute plus facile à comptabiliser du fait de la sécurité qui y règne et de la stabilité du pouvoir dans cette partie du Kurdistan. 

 

En Syrie, les Kurdes qui ont que peu de droits, sont 1,5 millions. Leur statut de minorité peut être atténué du fait de leur nombre important pour un pays de la taille de la Syrie.

 

Ces estimation à plus de 36 millions de Kurdes peuplant la zone géographique homogène du Kurdistan à cheval entre la Turquie, la Syrie, l’Irak et l’Iran nous révèle des données extrêmement intéressantes. En effet, ces Kurdes que l’on représente en tant que minorité et qu’on prive d’Etat forme le deuxième peuple en nombre d’individus du Moyen Orient, à égalité avec les Perses.

 

Plus de 36 millions de Kurdes vivent donc sur ces terres. Ces données ne prennent pas en compte les Kurdes qui vivent souvent en grand nombre dans tous le Moyen Orient comme au Liban mais aussi en Arménie, en Russie et dans beaucoup d’Etats d’Asie centrale.

 

Excepté sur leurs terres originelles et où légitimement les Kurdes réclament leurs droits, les Kurdes qui forment dans les autres Etats en question (Liban, Arménie ou Asie centrale) des minorités vivent en cohésion avec les peuples qui les composent.

 

Il est regrettable que les pays qui occupent le Kurdistan ne cherchent pas eux aussi à avoir une relation apaisée avec le peuple autochtone.

 

19 septembre 2008

Irak : la seule solution, le partage

Ce que l’on retiendra de l’opération américaine en Irak, afin de libérer cet Etat du dictateur Saddam Hussein, est l’éclatement au grand jour des divergences entre les différentes ethnies ou communautés. Le moins que l’on puisse dire, c’est que cet agrégat de peuple ne forme (n'a formé) à aucun moment une nation dans la mesure où ces peuples ne partagent pas une histoire commune et ne manifestent pas, doux euphémisme, une grande envie de vivre ensemble. L’Histoire de l’entité Irak, nous enseigne que ce découpage arbitraire initié par les anglais nous a mené au même fiasco qu’en ex-Yougoslavie. Il est désormais grand temps de prendre conscience que la seule solution viable est la création de trois Etats distincts.

 

Chacun a pu constater que le nord de l’Irak où vivent les Kurdes s’éloigne chaque jour des autres parties de cette construction étatique. Cette division nord-sud (l’on incorpore le centre dans le sud) est tout autant ethnique que religieux voire "civilisationnelle". D’ailleurs beaucoup de jeunes Kurdes ne connaissent pas l’Arabe.

 

On se demande bien ce qui pourrait empêcher les Kurdes dans un avenir proche de déclarer leur indépendance. Pour être totalement honnête, on ne voit pas en quoi le maintien artificiel d’un Irak soi-disant uni peut être bénéfique aux Kurdes. Un Kurdistan maintenu sous tutelle dans le cadre d’un Irak aux contours géographiques identiques à l’époque de Saddam Hussein est du pain béni pour les régimes turcs et iraniens et leur tendance à l’agression. Seul un Kurdistan indépendant peut se prévaloir des dispositifs internationaux régissant les relations interétatiques et pour prévenir les agressions turques ou iraniennes. C’est aussi dans le cadre de cet Etat que les Kurdes seront les mieux armés pour se défendre.

 

Enfin, la création d’un Etat kurde permettrait de régler le différend sur la question de Kirkuk en l’incorporant naturellement dans le Kurdistan ou encore en apportant une solution pour Mosul et ses alentours qui restent encore marqués par les violences.

 

On le voit bien, en étudiant la situation à l’heure actuelle, que les Kurdes essaient de retenir les leçons du passé. Les décennies vécues sous l’oppression de l’ancien régime a poussé les Kurdes à se doter d’institutions et à tout mettre en œuvre pour construire un début d’Etat viable et surtout sûr. Il est impensable de vouloir briser cet effort et de pousser les Kurdes à continuer à vivre dans une configuration qui n’aura apportée de la joie à aucun irakien. Le boum économique, le développement, la sécurité ou la fraternité qui commencent à s’imposer au Kurdistan ne peuvent être sacrifiés sous prétexte d’une pression étrangère.

 

Aujourd'hui, le Kurdistan est le seul lieu de l'ex-Irak où règne la sécurité. La violence dans le reste du pays a poussé nombre de minorités (notamment chrétiennes) à se réfugier dans cette zone. Revenir au statut quo d'antan signifierait le retour d'une poudrière qui ne demande qu'à exploser.

02 septembre 2008

Droit des peuples

Cet été, entre deux épreuves olympiques avec des athlètes chinois dressés comme des bêtes de cirque, on a eu le droit à un événement majeur : la reconnaissance par la Russie de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud. L’indépendance à venir de ces régions signifie la consécration du principe d’autodétermination des peuples ou régions ayant des caractéristiques différents des Etats qui les soumettent. La Russie entérine donc la jurisprudence Kosovo et l’on ne peut que s’en réjouir. La médiatisation à outrance de la Chine ces derniers temps a aussi permis de mettre en lumière le problème tibétain et dans une moindre mesure Ouïgour. Espérons que ces peuples accèdent aussi rapidement à l’indépendance. Notons par ailleurs, que beaucoup d’Ouïgours sont réfugiés en Turquie alors qu’en Chine ils sont considérés comme "terroristes". S’il est un principe profondément juste et naturel, c’est bien celui de la liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes. Souhaitons que la Turquie reconnaisse vite ces principes démocratiques. Et invitons là à cesser de priver, la plus grande nation sans Etat, les Kurdes de leurs terres.

Welat

 
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