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19 avril 2009

Kurde : la répression continue, on veut achever le DTP !

Cinquante-et-une personnes arrêtées mardi lors d'une opératation de police turque dans les milieux kurdes, ont été inculpées tôt samedi pour "appartenance à une organisation terroriste" et incarcérées, a-t-on indiqué de source judiciaire. La Cour a décidé de relâcher deux suspects, a-t-on souligné de même source sous couvert d'anonymat. Parmi les personnes inculpées figurent trois vice-présidents du principal parti kurde de Turquie, le Parti pour une société démocratique (DTP), accusé d'être lié aux rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, interdit). La police était intervenue simultanément dans 12 provinces, interpellant 53 personnes. Selon les autorités, l'opération visait à démanteler les ramifications du PKK au sein d'organisations non-gouvernementales (ONG) kurdes et du DTP. Vendredi, lors d'une deuxième vague d'arrestations, la police a arrêté une soixantaine de personnes notamment à Istanbul (nord-ouest), Ankara et Izmir (ouest), lors d'une opération visant encore le PKK. Parmi ces personnes appréhendées figure Halil Aksoy, responsable à Istanbul du DTP.

Source AFP

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27 mars 2009

Nulle part, terre promise

Après Welcome, salué par la critique et le public, un nouveau film, au cinéma à partir du mercredi 1er avril 2009, porte entre autre sur écran le destin d’exilés Kurdes cherchant à fuir les persécutions.

Avec ‘’Nulle part, terre promise’’ d’Emmanuel Finkiel se sont trois personnages qui sillonnent l’Europe d’aujourd’hui. Un jeune cadre. Une étudiante. Un kurde et son fils. Vers l’est ou vers l’ouest, en camion, en business class, en stop, en train, avec ou sans papier, à travers l'Europe contemporaine, chacun en quête de sa terre promise.

Preuve en est, (encore et s’il en fallait), du malheureux destin de 40 millions de Kurdes privés de leur pays et persécutés sur leur terre même.

10:45 Publié dans NEWS | Lien permanent | Commentaires (0)

08 mars 2009

Livre

Disponible à la vente depuis le 26 février 2009, un roman-documentaire d'Olivier Tournon photo-journaliste, nous livre un témoignage poignant sur une famille Kurde exilée en France. 

"Farachine est née en Turquie en même temps que la guerre civile, dans la partie est du pays appelée illégalement le Kurdistan. Pour des raisons politiques, son père a dû fuir le pays et a choisi la France afin d’y refaire sa vie. Il y est rejoint par sa famille après quelques années. C’est donc en banlieue parisienne que Farachine passe le début de son adolescence. Mais à 15 ans, elle décide d’embrasser la cause de son peuple et de repartir clandestinement se battre dans ses montagnes ancestrales.
La jeune fille intègre une des plus anciennes guérillas actives de la planète : le PKK. Armée de défense du peuple, organisation politique, centre de formation idéologique, le mouvement est composé d’hommes et de femmes dont le nombre exact reste mystérieux. Nous découvrons les rites initiatiques de ce mouvement, son organisation et son quotidien de jeune femme enrôlée dans une guerre sans fin. Derrière cette lutte nationaliste kurde apparaissent d’autres combats. Combat de femmes contre une tradition étouffante. Combat d’une jeunesse immigrée en mal d’intégration dans une Europe toujours plus frileuse. Combat d’un mouvement politique contre un mode d’organisation économique et social toujours plus libéral.
Dans ce livre, Olivier Touron nous raconte de manière romancée ce que pourrait être la vie de cette jeune Kurde qui, au moment où ces pages sont imprimées, est toujours à se battre armes à la main aux confins de la Turquie, de l'Iran et de l'Irak.

Pourquoi choisit-on de tout quitter ici pour aller risquer sa vie là-bas ?"

  

17 février 2009

La Syrie et les Kurdes

En 2008, le vice premier ministre syrien Abdullah El-Derderi estimait qu’il n’y avait pas de Kurdes en Syrie reprenant une vieille rhétorique turque qui a lamentablement échouée dans la lutte contre les Kurdes. Venant d’un pays, la Syrie, dont l’existence sous sa forme actuelle n’est qu’une création européenne du début du 20ème siècle cela pourrait prêter à rire si ça ne s’accompagnait pas d’une politique violente et sanguinaire.

 

Pour preuve, la promulgation d’un décret le 9 octobre 2008, par le président syrien Bechar, N°49 qui complètent les lois racistes anti-Kurdes appliquées depuis les années 1960 en Syrie.

 

Cette mesure condamnée par des ONG, a aussi suscité le 2 novembre 2008, des manifestations Kurdes à Damas mais réprimées brutalement par les autorités. Notons par ailleurs que dans son dernier rapport, International Transparency place la Syrie au 147ème rang des pays les plus corrompus sur 180.

 

28 janvier 2009

Expulsion

Communiqué de l’association ANAFÉ (association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers).

« Le 19 janvier, un couple de jeunes kurdes, M. I. et Mme B. enceinte de plus de huit mois, arrivent à l’aéroport Roissy Charles de Gaulle. Ils demandent immédiatement l’asile pour être protégés par la France en raison des persécutions dont ils font l’objet en Syrie du fait de leur appartenance à la minorité kurde et des activités politiques de M. I.

En dépit de ses 8 mois révolus de grossesse, Mme B. sera détenue pendant 5 jours, avec son mari, comme tous les demandeurs d'asile qui se présentent à un poste frontière français. Le 21 janvier, le ministre de l’Immigration refuse de les laisser entrer sur le territoire français.

Le 24 janvier, le juge des libertés et de la détention (JLD), qui contrôle les conditions et motifs du maintien en zone d’attente, décide de libérer Madame B suivant ainsi l’avis du médecin estimant que son état de grossesse avancée est « incompatible avec un transport aérien ».

Et Monsieur ?

La réponse du magistrat, est sans appel : « l’enfant n’est pas encore né », et M. I. doit rester en zone d’attente pour être renvoyé vers son lieu de provenance dès que cela est possible.

Mme B est effrayée, pleure et supplie de la laisser repartir en zone d’attente avec son mari, ce dernier refusant catégoriquement d’être séparé de son épouse enceinte, sous les yeux des représentants de l’ANAFE présents.

La police finit par évacuer la salle d’audience et, quelques minutes plus tard, Monsieur I, qui s’est débattu violemment, en, sort porté par les policiers, pieds et poings liés, le torse tourné vers le sol. Au bout de quelques secondes, ses cris s’étouffent. Il repart en zone d’attente.

En dépit de l’état de santé de Mme B., ni le SAMU, ni les pompiers, ni l’aide sociale à l’enfance ne voudront la prendre en charge. Après plus de deux heures d’attente, c’est la Croix Rouge Française de l’aéroport de Roissy qui viendra la chercher pour la conduire dans un hôtel, et lui permettra de téléphoner à son mari en zone d’attente.

Même si elles tirent les conséquences d’une décision de justice, les autorités françaises ont l’obligation et le pouvoir de ne pas séparer cette femme de son époux et l’enfant à naître de son père, conformément aux obligations découlant de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme qui prescrit le respect de la vie privée et familiale et de l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant selon lequel « dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu’elles soient le fait des institutions publiques […], des tribunaux, des autorités administratives […], l’intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale ».

En faisant référence à ces dispositions, l’Anafé s’est adressée au ministère de l’Immigration pour demander que les membres de cette famille soient immédiatement réunis sur le territoire français et que la France cesse de détenir des personnes vulnérables en zone d’attente. »

 

 

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