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13 décembre 2009

Le parti Kurde DTP interdit

AFP - La Cour constitutionnelle turque a prononcé vendredi la dissolution du principal parti pro-kurde du pays, une décision qui complique grandement la tâche du gouvernement, qui vient de tendre la main à la communauté kurde pour tenter de mettre fin à 25 ans de conflit.

Le Parti pour une société démocratique (DTP) a été dissout car il était devenu un "foyer d'activités préjudiciables à l'indépendance de l'Etat et à son unité indivisible", a déclaré lors d'une conférence de presse le président de la Cour Hasim Kiliç, au terme de quatre jours de délibérations.

La décision a été prise à l'unanimité des 11 juges, alors qu'une majorité qualifiée de sept voix était requise pour prononcer la dissolution, a indiqué M. Kiliç, ajoutant que 37 des cadres du parti, dont son président Ahmet Türk et la députée Aysel Tugluk, étaient bannis de la vie politique pour une durée de cinq ans.

Le juge a également annoncé la levée de l'immunité parlementaire dont bénéficiaient M. Türk et Mme Tugluk et la confiscation par le Trésor des biens du parti.

Le DTP dispose de 21 sièges au Parlement (sur 550). Ses dirigeants avaient prévenu avant le verdict que les députés quitteraient le Parlement plutôt que de siéger comme parlementaires sans étiquette.

La décision fait suite à une procédure lancée en 2007 par le procureur de la Cour de cassation Abdurrahman Yalçinkaya, qui a accusé le DTP d'obéir aux "directives" du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), considéré comme une organisation terroriste par Ankara et de nombreux pays.

Nombre d'observateurs estiment que le DTP est la vitrine politique légale des rebelles du PKK. Le parti assure cependant qu'il n'a "pas de liens organiques" avec le PKK mais refuse de qualifier celui-ci d'organisation terroriste et appelle le gouvernement à négocier avec lui.

Le verdict de la Cour intervient alors que le gouvernement venait de tendre la main à la communauté kurde en proposant une série de mesures renforçant ses droits pour tenter de tarir le soutien des Kurdes au PKK et mettre fin à 25 ans de conflit dans le sud-est anatolien.

Les dirigeants du DTP avaient affirmé qu'une dissolution pourrait entraîner une recrudescence des tensions dans le sud-est anatolien, où de nombreuses manifestations contre les conditions de détention du chef du PKK Abdullah Öcalan ont dégénéré en heurts avec la police au cours des deux dernières semaines.

Après le verdict, M. Türk a répété que la décision allait "approfondir le désespoir".

"Il est évident que fermer la voie à une politique démocratique va approfondir le désespoir (...) La Turquie ne peut pas résoudre cette question (kurde, ndlr) en interdisant un parti", a-t-il déclaré à la presse.

Le gouvernement, formé par un parti issu de la mouvance islamiste qui a lui-même échappé de peu en 2008 à la dissolution pour atteinte à la laïcité, a également déploré la décision.

"Nous sommes opposés par principe à la fermeture des partis. Cela ne résoud rien", a déclaré le ministre de l'Energie Taner Yildiz, cité par l'agence de presse Anatolie.

"Cette décision est un torpillage total de l'ouverture démocratique" lancée par le gouvernement", a commenté l'analyste politique Ahmet Insel, économiste à l'université stambouliote de Galatasaray. "On peut s'attendre, évidemment, à une réaction du PKK", a-t-il ajouté.

22:06 Publié dans NEWS | Lien permanent | Commentaires (2)

19 novembre 2009

Revue de presse

Cette semaine, à noter dans l’hebdomadaire le Point, un article sur les Barzani, ‘’Barzani seigneur du Kurdistan’’. Le reportage est signé Guillaume Perrier qui travaille notamment pour Le Monde.

 

Dans un autre registre, à signaler la parution, chez l’éditeur Didier jeunesse, d’un livre-disque comportant 28 comptines et berceuses arméniennes, kurdes, grecques et turques.

http://www.didierjeunesse.com/component/catalogue/?view=article&id=314

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17 novembre 2009

Iran: appel pour abolir la peine de mort contre les Kurdes

AFP — Des députés de la minorité kurde d'Iran ont demandé l'abolition de la peine de mort pour les membres de leur communauté, disant craindre une rupture entre la population kurde et le régime.

Selon l'agence Ilna mardi, des députés kurdes ont adressé une lettre dans ce sens au chef du pouvoir judiciaire, Sadeq Larijani, après l'exécution du Kurde Ehsan Fatahian malgré une intervention de parlementaires selon qui ce dernier avait été dans un premier temps condamné à 10 ans de prison.

"Plusieurs jeunes kurdes ont été récemment condamnés à mort, cela inquiète la province du Kurdistan" d'Iran, affirme la lettre. "Le gouvernement ne devrait pas agir de manière à créer une distance entre le peuple kurde et le régime. Ainsi, nous demandons sérieusement au pouvoir judiciaire de reconsidérer (sa position sur) de tels verdicts".

La semaine dernière, le site internet réformiste Mowjcamp, proche du leader de l'opposition Mir Hossein Moussavi, a indiqué qu'un Kurde, Shirkouh Moarefi, 24 ans, était dans le couloir de la mort après avoir été reconnu coupable d'être un "mohareb (ennemi de Dieu)", crime passible de la peine de mort.

Amnesty International avait demandé aux autorités iraniennes d'annuler sa peine de mort.

La province occidentale du Kurdistan, frontalière de l'Irak, est peuplée en majorité de sunnites dans un pays à majorité chiite. Elle est régulièrement le théâtre d'actions armées, notamment du Pejak, un mouvement séparatiste lié au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), actif en Turquie.

La peine de mort en Iran est utilisée contre les Kurdes comme une arme de répression par les intégristes qui dirigent ce pays.

16:14 Publié dans NEWS | Lien permanent | Commentaires (1)

20 octobre 2009

Aussitôt arrivés, aussitôt arrêtés !

Les ‘’groupes de paix’’ envoyés par les Kurdes pour confirmer la volonté toujours affichée des Kurdes de trouver une solution pacifique à la question kurde sont arrivés en Turquie par le Kurdistan, le lundi 19 octobre 2009. Attendus par tout un peuple, ils ont été aussi accueillis par les soldats turcs.

 

Sur les 34 personnes, 5 étaient encore détenus aujourd’hui, on peut s’inquiéter sur leur sort. En effet, les militaires qui détiennent le vrai pouvoir en Turquie sont toujours déterminés à continuer la chasse aux Kurdes. Chacun sait pertinemment que dans ce contexte cette initiative était vouée à l’échec. Il faut donc souligner le courage de ces hommes et femmes, tout en espérant qu’ils ne soient pas victimes d’abominables tortures, ce qu’on peut malheureusement craindre, connaissant les pratiques turques.

09:54 Publié dans NEWS | Lien permanent | Commentaires (2)

16 octobre 2009

Groupe de paix kurde en Turquie

AFP ‘’Les rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) vont envoyer des "groupes de paix" en Turquie en signe de leur engagement envers une résolution pacifique du conflit kurde dans ce pays, a rapporté vendredi une agence proche des rebelles.

Une initiative similaire avait échoué en 1999 avec l'arrestation par les autorités turques de deux groupes de rebelles venus d'Irak et d'Europe en raison de leur appartenance au PKK, considéré par Ankara comme une organisation terroriste.

Sur une proposition de son chef emprisonné Abdullah Öcalan, le PKK a décidé de renouveler l'initiative en dépêchant trois "groupes de paix" -deux depuis le nord de l'Irak, où l'organisation dispose de camps, et une depuis l'Europe-, a annoncé la direction du groupe rebelle dans un communiqué cité par l'agence Firat News.

L'objectif est "d'aider à l'avancement du processus démocratique en Turquie (...) et de préparer l'ambiance psychologique pour une véritable paix", affirme le document, qui ne précise pas quand les groupes doivent arriver en Turquie.

L'initiative intervient alors que le gouvernement s'apprête à présenter devant les députés des mesures en faveur de la communauté kurde afin d'estomper le soutien dont jouit le PKK au sein de la population du sud-est anatolien, où l'organisation et les forces de sécurité mènent depuis 1984 une guerre qui a fait au moins 45.000 morts.

Le gouvernement rejette cependant le dialogue direct avec les rebelles et continue de soutenir les actions militaires les visant.’’

La Turquie n’étant pas réellement désireuse de régler le conflit avec les Kurdes, cette action est vouée à l’échec et le sort de ces futurs prisonniers risque bien d’être tragique.

14:25 Publié dans NEWS | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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