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28 septembre 2012

Il est temps de trainer la Turquie devant les tribunaux internationaux.

La Turquie a décidé ces derniers mois de jouer l’escalade dans la question Kurde. Les attaques portent aussi bien contre la société civile que les sympathisants actifs de la cause Kurde.

Le PKK qui a au début des années 80 choisi la lutte armée pour faire avancer le droit des Kurdes a également pendant toutes ces années offert des solutions pacifiques à ce long conflit dont il faut bien préciser et marteler que les principaux victimes sont les Kurdes.

La Turquie a toujours opposé des fins de non-recevoir aux propositions de résolution démocratiques de ce conflit formulées par les Kurdes.

Et ce ne sont pas les dernières tentatives de manipulations des Kurdes par Erdogan qui pourront rassurer les Kurdes sur la volonté de trouver une issue pacifique à ce conflit. En effet l’annonce éventuelle de possibles négociations ne sont là que pour manipuler l’opinion turque et Kurde ou une tentative de calmer la colère Kurde à laquelle la Turquie n’arrive pas à trouver de solution.

Avec l’avènement de l’AKP, le dogme religieux a remplacé le dogme militaro-nationaliste. Cependant, le ciment de la Turquie reste l’enseignement d’une propagande nationaliste teintée de racisme qui considère que tous ceux qui critiquent le pays sont des ennemis, ennemis de l’intérieur ou de l’extérieur. D’ailleurs, les contestations internes sont souvent présentées comme des manipulations de l’extérieur.

Le jeu choisi par Erdogan nous semble particulièrement dangereux car il ravive également le pire du nationalisme turc qui par la voie du MHP (extrême-droite) enjoint les autorités dans une escalade de la violence qui ne peut être que destructeur.

Et enfin, il est ironique de noter qu’au moment où la Turquie entend jouer le premier rôle dans l’appui à la rébellion syrienne, elle s’entête également à bafouer tous les droits des Kurdes. Cela s’est traduit par des arrestations en masse de civils, des procès de type stalinien ou encore une répression accrue contre toute contestation au niveau de la société civile turque.

Il est peut-être temps désormais de placer la Turquie sur le banc des accusés plutôt que celui d’un allié. Mais la plupart des pays Européens, la France et l’Allemagne en tête ont plutôt choisi le camp de la collaboration.

16:53 Publié dans NEWS | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : kurde, kurdistan, turquie, turc

Commentaires

aujourd'hui quand tu répond, je suis Kurde, pour eux c faire de la politique ou alors on te rappelle (tellement ça les dérange) tu dois d'abord dire, je suis musulmane...
biensûr ce rappel est exigé juste au kurde..
jamais au turc, algérienne, sénégalais, chinois.

AZADI WELATE KURDISTAN U ABDULLAH ÖCALAN
BIJI GERILLA BIJI BDP

kerdogan akp mhp fasiste

Écrit par : elif xatun | 29 septembre 2012

Viendra le jour où les Kurdes déciderons de se séparer de la Turquie et là les nationalistes turcs n'auront plus qu'à pleurer.

Écrit par : Wako | 03 octobre 2012

Les commentaires sont fermés.

 
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