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28 juillet 2012

Le début de la grande mascarade !

Cette fois c'est bien partie pour les jeux olympiques à Londres,  les athlètes fringants représentants les "nations" de la planète sont prêts pour les jeux du cirque.  

Cette année plus de 200 pays sont représentés pour environ 10 000 athlètes. Attardons nous sur quelques un de ces pays. Nous ne parlerons pas des grandes puissances (USA, Chine, Allemagne ou Russie) qui lutteront pour remporter le plus de médailles possible.

L'enjeu est ailleurs, en effet les olympiades sont une vitrine pour toute une flopée de pays les uns plus sanguinaires que les autres. Pays, où le sport, au delà du prestige que représente pour lui une breloque, est utilisé comme un véritable outil de propagande.

Chaque exploit sera usé soit par cet État plus stalinien que l'original (Corée du Nord) soit encore par ce pays ou les femmes n'ont même pas la catégorie de sous-hommes (Arabie Saoudite) ou encore par cet État à l'abri de toute critique. Un pays qui depuis près de 100 ans mène une politique d'apartheid. Un pays qui embrigade dès leurs plus jeunes âges ses enfants. Un pays qui voue une telle culte de personnalité à son héros national que même les plus féroces tyrannies n'ont jamais su l’égaler. Un pays qui a fait de l'ultra nationalisme le ciment indéboulonnable de son système judiciaire. Un pays qui ne reconnaît aucun droit à 20 millions de citoyens. Un pays qui exerce des pressions considérables sur l'ensemble de ses partenaires. Un pays qui occupe illégalement tout un territoire. Un pays qui ne veut pas regarder son Histoire en face, refusant de reconnaître un génocide. Un pays qui refuse aux autres de parler dans leur langue maternelle. Un pays qui viole chaque jours la souveraineté de ses voisins. Un pays qui enferme et torture tous les opposants. Un pays qui fait régner un climat de terreur dans toute une partie du territoire sous son contrôle. Un pays qui condamne les victimes et protège les bourreaux.

Et pourtant ce pays qui existe réellement n’est pas au ban des Nations. Pourtant pendant des décennies au 20ème siècle, l’Afrique du Sud a été à juste titre isolé du fait de l’abominable concept de ségrégation raciale. Mais la Turquie, car il s’agit d’elle, est un allié de l’Occident, l’un des piliers de l’OTAN. Elle est un partenaire privilégiée de l’Union Européenne qui se garde cependant de l’intégrer en son sein du fait de sa religion musulmane. Cette Union Européenne qui va  concourir dans les mêmes disciplines aux J.O que ces Etats voyous s’émerveillant des prouesses de leurs sportifs (s’ils en sont capables, ce qui n’est pas acquis) mais refusant un destin commun au sein de son organisation.

Cette Europe théâtre des Jeux de 2012 en sa ville de Londres, symbole de l’impérialisme acculturant et ethnocentrique. Une Europe qui se veut l’étendard des droits de l’Homme, agitant régulièrement le concept de respect de la dignité humaine et qui va recevoir néanmoins à bras ouverts tous les tyrans de la planète.

 

Les Jeux Olympiques représentent le symbole même de l’hypocrisie qui régit les relations internationales. Et gare à tout opposant aux amis de ces puissances occidentales, ils auront vite fait d’être qualifié de terroristes à cause de leurs luttes pour leurs droits. La loi du plus fort est toujours la meilleure. Les pays officiels auront le droit donc d’envoyer leurs athlètes concourir aux jeux quand ceux des peuples bannis ou oubliés n’auront même pas le droit de protester face au sort qui leur est fait. Malgré tout ils se consoleront en participant par exemple à la Viva World Cup organisée par la NF-BOARD.

Baran K

 

00:46 Publié dans OPINION | Lien permanent | Commentaires (0)

27 juillet 2012

Des avancées majeures dans l'ouest du Kurdistan.

La guerre en Syrie fait rage et rend chaque jour plus certaine la chute annoncée du régime. Les combats qui ont gagné Damas et Alep depuis plus d'une semaine éprouvent durement le régime ‘’jusqu’au boutiste’’ syrien.

 Les Kurdes qui contestent le régime des Al Assad depuis des décennies prennent néanmoins une part prudente dans cette bataille finale. En effet, les Kurdes savent pertinemment que les Syriens très majoritairement Arabes et les opposants à Al Assad n’ont que très peu de sympathie envers leurs causes. ‘’L’organe politique’’ (Conseil National Syrien, CNS) de la révolte sunnite syrienne est piloté depuis la Turquie et cette dernière considère les Kurdes comme la plus grande menace dans la région pour leurs intérêts. Cependant, le CNS s’est dernièrement choisi comme nouveau président un Kurde en la personne d’Abdel Basset Sayda. Celui qu’on présente comme un modéré est présenté comme une garantie pour les Kurdes et toutes les minorités et un appel à rejoindre le CNS.

 Quoi qu’il en soit, les Kurdes restent fidèles à leurs traditions de contestation. On se souvient par exemple de la terrible répression qui s’était abattu sur toute cette partie de la région du Kurdistan en 2004. En effet, de violents affrontements avaient opposés supporters kurdes et arabes à Qamishlo suite à des provocations des supporters arabes envers les Kurdes après un match de football. Des manifestations avaient eu lieu dans tout le nord-est de la Syrie c'est-à-dire au Kurdistan. La répression féroce menée par les forces de Bachar Al Assad n’avait ciblée que les Kurdes tuant une quarantaine de personne et laissant libre les provocateurs. Aujourd’hui alors que le régime est sur le point de s’effondrer, les Kurdes continuent leur combat.

 Des avancées significatives ont eu lieu ces dernières heures. On a appris par le biais des autorités Kurdes de la région que plusieurs villes ont été libérées du joug de l’occupant. Désormais, à l’instar de ce qu’il se passe au sud du Kurdistan (nord de l’Irak), le drapeau kurde flotte sur les bâtiments officiels.

 Vers le modèle en vigueur au Sud ?

 On peut raisonnablement penser que les Kurdes de ‘’Syrie’’ vont pencher vers cette hypothèse. Il est aussi à parier que ce fameux modèle ne plaira ni aux Syriens ni aux Turcs, c’est là le plus grand défi pour le Kurdistan. En fait, un avenir dans la paix réside dans la volonté ou pas de la Syrie et de la Turquie de reconnaître la spécificité kurde et de respecter son territoire. D’ailleurs, il est étonnant que des pays majoritairement sunnites et qui doivent leur hégémonie à Saladin, un kurde, ne soient pas plus tolérants envers ses descendants. C’est d’ailleurs cette tolérance qui est le plus bel héritage laissé par Saladin et que les Kurdes tentent d’appliquer au sud (‘’Kurdistan d’Iraq’’).

 Peut-on espérer un avenir encore plus prometteur ?

 A plusieurs occasions, lors de mes notes, j’avais avancé le caractère autoritaire et sans doute éphémère des régimes qui persécutent les Kurdes. En effet, des régimes (Iraq, Syrie bientôt Iran ?) où règnent une telle oppression et un manque de liberté ne peuvent qu’être voués à disparaître. C’est aussi une des leçon du Printemps arabe. Cependant un pays fait encore de la résistance et il s'agit de la Turquie. Depuis que la situation s'est accélérée avec la libération progressive du Kurdistan occidental, la Turquie reprend ses tentatives de déstabilisation de la région. Elle est désormais clairement l'obstacle dans la région pour une solution pacifique et politique aux différents problèmes et notamment la question Kurde. 

 La Turquie s'est construite sur une forte paranoïa. Depuis la fin de l'Empire Ottoman, les Turcs sont persuadés d’être persécutés par le monde entier. Après les arméniens se sont les Kurdes qui ont en fait les frais. La persécution des Kurdes continue encore aujourd'hui et il est révoltant de constater que la Turquie tente d'imposer cette haine des Kurdes à tous les autres pays. Un avenir prometteur n'est donc possible que si la communauté internationale décide une fois pour toute d'exiger de la Turquie la fin de cette politique fascisante envers les Kurdes. Ce dont il ne faut pas douter, c'est que la Turquie utilisera tous les stratagèmes afin de parvenir à endiguer l'avancée libératrice des Kurdes. L'un des objectifs majeurs de la Turquie en Syrie et de parvenir à monter une guerre entre les Arabes et les Kurdes mais également une guerre civile inter-kurde.

 Quelle autre solution pour les Kurdes ?

 Les Kurdes doivent dans leur ensemble prendre conscience que pour lutter contre la Turquie il faut se tourner vers une politique de tolérance envers les autres peuples ou religions menacés ou persécutés dans la région. A l'image de ce qui se fait au sud du Kurdistan, il faut s'ouvrir aux Chrétiens et autres minorités religieuses mais également vers Israël. De plus le chemin emprunté par la Turquie qui le mène irrémédiablement vers un modèle islamiste intégriste laisse aux Kurdes le champ libre pour se faire le chantre de la tolérance politique et religieuse. Ceci est d'autant plus vrai, qu'ayant été régulièrement opprimés, les Kurdes n'ont pas vocation ni envie de se muer en oppresseur. Le choix d'Israël devient donc encore plus évident dans la mesure où ce pays représente le seul modèle démocratique de la région. Le glissement de la Turquie vers un modèle islamique à l'Iranienne ne peut d'ailleurs qu'être une menace pour la paix. 

 D'ailleurs, la stabilité de la région et le succès de la révolte en Syrie ne seront garantis que si l'on empêche la Turquie de semer le chaos à la chute du clan Assad.

 Baran Kanî

13:14 Publié dans NEWS | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : kurde, kurdistan, turquie, syrie

15 juillet 2012

Violente répression turque contre les Kurdes

Des milliers de Kurdes ont sévérement été réprimés alors qu'ils manifestaient pacifiquement le samedi 14 juillet 2012 à Diyarbakir, capitale du Kurdistan, occupée par la Turquie où elle fait régner un climat de terreur.

Une fois de plus, la violence étatique turque n'a fait aucune distinction entre hommes, femmes ou enfants. Lors de cette répression plusieurs enfants ont été passés à tabac par les milices turques qui s'infiltrent dans les manifestations afin d'y semer la terreur. 

La Turquie dans sa guerre contre les Kurdes a provoqué la mort de plus de 50 000 Kurdes depuis le début des années 80. Cette ''sale guerre'' a entraîné le déplacement de plus de 4 millions de personnes ou la destruction de plus de 4000 villes ou villages du Kurdistan.

La Turquie est régulièrement épinglée par les ONG en tant pays prédateur tant pour la liberté de la presse que pour toutes sortes de minorités. Elle est à ce jour, la plus grande prison au monde pour les journalistes et les opposants.

15:37 Publié dans NEWS | Lien permanent | Commentaires (2)

 
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