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26 décembre 2009

La répression s'accentue

(AFP) — Vingt-trois responsables kurdes ont été inculpés dans la nuit de vendredi à samedi en Turquie, pour liens avec les rebelles kurdes, a-t-on indiqué de source judiciaire.

Parmi ces personnes figurent huit maires et une figure connue du militantisme kurde, Hatip Dicle, un ancien député qui avait passé dix ans en prison, a-t-on indiqué de même source sous couvert d'anonymat.

Ces suspects, incarcérés après leur inculpation, font partie d'un groupe de 36 personnes interpellées jeudi à l'aube par les forces de sécurité lors d'une vaste opération à travers les régions peuplées majoritairement de kurdes (sud-est).

La rafle, la troisième depuis le début de l'année, avait pour objectif de démanteler les ramifications du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) au sein d'ONG kurdes et du Parti pour une société démocratique (DTP).

La Cour constitutionnelle a décidé le 11 décembre la dissolution du DTP, seule formation pro kurde représentée au parlement turc, en raison de ses liens avec le PKK, classé comme organisation terroriste par Washington, l'Union européenne et Ankara.

La plupart des cadres du DTP ont rejoint une autre formation pro-kurde, le Parti de la paix et de la démocratie (BDP)

22:45 Publié dans NEWS | Lien permanent | Commentaires (0)

17 décembre 2009

Article du Web

Le blog Paris-Kurdistan vous conseille l'article suivant paru sur Rue 89 :

Emeutes en Turquie après l'interdiction du parti kurde DTP par Marie ANTIDE

 

http://www.rue89.com/2009/12/17/turquie-nouvelles-emeutes-apres-l-interdiction-du-parti-kurde-dtp-130298

 

14 décembre 2009

Erdogan critique la décision de la cour

REUTERS - Le Premier ministre turc, Tayyip Erdogan, a critiqué lundi soir la décision de la Cour constitutionnelle d'interdire le Parti de la société démocratique (DTP), principale formation pro-kurde du pays.

La décision rendue vendredi par les juges constitutionnels a provoqué des tensions dans le sud-est principalement kurde du pays mais aussi à Istanbul, sa capitale économique.

Elle a également porté un nouveau coup à la candidature européenne de la Turquie, la Commission européenne regrettant une décision susceptible de "priver de représentation politique une part significative des électeurs turcs".

"Notre position hostile à l'interdiction du DTP est claire. Nous sommes contre la dissolution des partis politiques. Nous pensons que des individus peuvent être punis, mais pas l'identité (d'un parti)", a dit Erdogan devant le parlement.

A Diyarbakir, la principale ville du Sud-Est turc, plusieurs milliers de Kurdes sont descendus lundi dans les rues pour la quatrième journée consécutive, sous la surveillance des forces de police anti-émeutes.

Des députés du DTP, de retour à Diyarbakir, ont été accueillis en héros par quelque 5.000 manifestants, pacifiques pour la plupart.

Mais des petits groupes s'en sont pris aux forces de l'ordre.Une permanence de l'AKP, le parti d'Erdogan, a été caillassée et plusieurs émeutiers ont été arrêtés. Certains brandissaient des portraits d'Abdullah Öçalan, leader emprisonné de la guérilla du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

La ville de Dogubeyazit a été le théâtre d'affrontements entre manifestants et policiers, qui ont répliqué à coups de grenades lacrymogènes et de canon à eau à des jets de pierres et de cocktails Molotov.Pour l'essentiel, les troubles se concentrent dans les villes et villages du Sud-Est. Mais des incidents ont aussi éclaté dimanche au cœur d'Istanbul.

Dans sa première intervention publique depuis le verdict de la Cour constitutionnelle, Tayyip Erdogan avait exhorté dans l'après-midi ses compatriotes à l'unité nationale. "Nous surmonterons ces problèmes tant que notre nation sera unie et solidaire", a-t-il dit à la presse à Ankara.

Les députés de l'ex-DTP ont annoncé pour leur part qu'ils démissionneraient, ce qui pourrait provoquer des élections anticipées dans les circonscriptions kurdes."Comme vous le savez, nous avons déjà dit que nous n'avions aucune raison de continuer à siéger au parlement si notre lutte pour la démocratie n'est pas prise en considération. Nous remettrons nos démissions au président du parlement dans les plus brefs délais", a dit le président du parti interdit, Ahmet Turk.

23:07 Publié dans NEWS | Lien permanent | Commentaires (2)

13 décembre 2009

Le parti Kurde DTP interdit

AFP - La Cour constitutionnelle turque a prononcé vendredi la dissolution du principal parti pro-kurde du pays, une décision qui complique grandement la tâche du gouvernement, qui vient de tendre la main à la communauté kurde pour tenter de mettre fin à 25 ans de conflit.

Le Parti pour une société démocratique (DTP) a été dissout car il était devenu un "foyer d'activités préjudiciables à l'indépendance de l'Etat et à son unité indivisible", a déclaré lors d'une conférence de presse le président de la Cour Hasim Kiliç, au terme de quatre jours de délibérations.

La décision a été prise à l'unanimité des 11 juges, alors qu'une majorité qualifiée de sept voix était requise pour prononcer la dissolution, a indiqué M. Kiliç, ajoutant que 37 des cadres du parti, dont son président Ahmet Türk et la députée Aysel Tugluk, étaient bannis de la vie politique pour une durée de cinq ans.

Le juge a également annoncé la levée de l'immunité parlementaire dont bénéficiaient M. Türk et Mme Tugluk et la confiscation par le Trésor des biens du parti.

Le DTP dispose de 21 sièges au Parlement (sur 550). Ses dirigeants avaient prévenu avant le verdict que les députés quitteraient le Parlement plutôt que de siéger comme parlementaires sans étiquette.

La décision fait suite à une procédure lancée en 2007 par le procureur de la Cour de cassation Abdurrahman Yalçinkaya, qui a accusé le DTP d'obéir aux "directives" du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), considéré comme une organisation terroriste par Ankara et de nombreux pays.

Nombre d'observateurs estiment que le DTP est la vitrine politique légale des rebelles du PKK. Le parti assure cependant qu'il n'a "pas de liens organiques" avec le PKK mais refuse de qualifier celui-ci d'organisation terroriste et appelle le gouvernement à négocier avec lui.

Le verdict de la Cour intervient alors que le gouvernement venait de tendre la main à la communauté kurde en proposant une série de mesures renforçant ses droits pour tenter de tarir le soutien des Kurdes au PKK et mettre fin à 25 ans de conflit dans le sud-est anatolien.

Les dirigeants du DTP avaient affirmé qu'une dissolution pourrait entraîner une recrudescence des tensions dans le sud-est anatolien, où de nombreuses manifestations contre les conditions de détention du chef du PKK Abdullah Öcalan ont dégénéré en heurts avec la police au cours des deux dernières semaines.

Après le verdict, M. Türk a répété que la décision allait "approfondir le désespoir".

"Il est évident que fermer la voie à une politique démocratique va approfondir le désespoir (...) La Turquie ne peut pas résoudre cette question (kurde, ndlr) en interdisant un parti", a-t-il déclaré à la presse.

Le gouvernement, formé par un parti issu de la mouvance islamiste qui a lui-même échappé de peu en 2008 à la dissolution pour atteinte à la laïcité, a également déploré la décision.

"Nous sommes opposés par principe à la fermeture des partis. Cela ne résoud rien", a déclaré le ministre de l'Energie Taner Yildiz, cité par l'agence de presse Anatolie.

"Cette décision est un torpillage total de l'ouverture démocratique" lancée par le gouvernement", a commenté l'analyste politique Ahmet Insel, économiste à l'université stambouliote de Galatasaray. "On peut s'attendre, évidemment, à une réaction du PKK", a-t-il ajouté.

22:06 Publié dans NEWS | Lien permanent | Commentaires (2)

 
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